Etude phytochimique et contenu phénolique des racines Drimia maritima

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Date
2024
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Publisher
Université d’Oum El Bouaghi
Abstract
Drimia maritima est une source majeure de composés actifs en Algérie, et utilisée depuis des siècles dans divers domaines médicaux et cosmétiques. L’objectif principal de cette étude est de mettre en évidence les composés phytochimiques présents dans les racines de Drimia maritima, ainsi que d’estimer la te totaux neur de cette espèce végétale en ces composés phénoliques et d’évaluer leurs pouvoirs antioxydant, antifongique et antibactérien. La quantification des polyphénols totaux et des flavonoïdes par des méthodes colorimétriques dans les trois extraits (EEt, EMeOH et ECHCl3) a révélé des teneurs très proches, 100,21 ± 5,00 µg EAG/mg, 99,67 ± 4,38 µg EAG/mg et 84,89 ± 6,65 µg EAG/mg respectivement. En effet, la teneur en flavonoïdes de l'extrait éther éthylique est la plus élevée, avec 87,13±0,30 µg EQ/mg. Le test non paramétrique de Kruskal-Wallis a révélé une différence significative avec un p = 0,03. Quatre méthodes ont été utilisées pour évaluer l’activité antioxydante de cette espèce. On peut déduire que l’extrait EEt a montré une activité modérée avec les méthodes de l’ABTS et la phénanthroline avec IC50 = 196,01 ± 1,30 µg/ml, A0,5 : 76,75 ± 2,09 µg/ml respectivement. Cependant, les deux extraits ether ethylique et méthanoïque présentent une activité antiradicalaire très faible avec le test DPPH, des IC50 sont respectivement de l’ordre de 353.16±6.69 μg/ml et 568.24±6.66 μg/ml par rapport aux standards : trolox (IC50=5.12±0.21μg/ml) et à l'acide ascorbique (IC50=4.39±0.01 μg/ml). Un pouvoir réducteur très faible a été observe avec le test FRAP. Les activités antimicrobienne et antifongique ont été évaluée contre les souches : Staphylococcus aureus (ATCC 25923), Escherichia coli (ATCC 25922) et Pseudomonas aeruginosa (ATCC 27853), Fusarium oxysporum. L’évaluation de l’activité antimicrobienne a montré que les extraits sont bons actifs contre l’ensemble des souches bactériennes testées. Les souches les plus sensibles sont S. aureus (Gram positif) et E. coli en présence de l’extrait chloroformique, montrant des zones d’inhibition de 15 et 13 mm respectivement à la concentration maximale (16 mg/ml). Cependant, tous les extraits (EEt, EMeOH et ECHCl3) ont révélé une faible activité d’inhibition de la croissance mycélienne de la souche fongique testée, avec des taux d’inhibition de 33,67 % pour les deux extraits EEt et ECHCl3 à une concentration de 0,625 mg/µl, et de 20,40 % pour l'extrait méthanolique à la même concentration.
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